Ce n’est pas pour les vacances, au contraire. Je dois finir ma thèse d’ici la fin août : plus le choix. Alors en vue du dernier droit, quatre mois de longueur, on se déleste autant que possible et on s’impose des oeillères. On se prépare à une de ces périodes où même l’essentiel est relégué en périphérie de l’action immédiate.
Sans doute, je tricherai, je viendrai écrire ici de temps en temps. L’important, aujourd’hui, c’est de m’alléger de toute obligation. C’est d’apaiser la friche.
De toute façon, mes visites se faisaient déjà de plus en plus espacées : ç’allait être une grosse année, je le savais, et j’escaladais déjà. Seulement, maintenant, il faut passer le col une fois pour toute.
Merci à tous les lecteurs du Dernier des Mahigan. De retour au temps des jours courts, promis!
Hormis ce qui de toi reste. Encore une de ces phrases qui vous collent, qu’on n’a pas demandées, qui restent tout entière à déchiffrer, si peux, dans l’emportement soudain des autres phrases, qu’on ajoute, et de une, et de deux, combien il faut de phrase pour en éliminer une seule, même petite, récurrente, insistante, obsédante …
Read More →
Façades. Façades hautes et pleines, orbes, sans ouverture par où voir, par où entrer, que te montre la ville dans tes marches solitaires, aux jours où tu n’es plus, que ce vent d’entre les murs, les façades, hautes et pleines, orbes, des visages des hommes qui habitent, et t’affrontent, passage, dédale. Détroit des visages orbes. …
Read More →
Ce corps d’angoisse. Qu’est ce corps d’angoisse en mon sommeil ressurgissant, au soir seulement de mes jours, plaqué là à la peau mince des rêves, et qui n’est que pleurs et colères et cris. Ce corps d’angoisse. Cette peau franchie d’un seul glissement, comme passerait le corps à travers une bruine, des images d’ébats et …
Read More →
Tes murs en pans. En pans de ruine, ta cage n’est que vide entre reliefs ruiniformes, qu’ébranlent encore les secousses nouvelles. Tes murs en pans. Ainsi s’élèvent, s’élèvent de tomber, dans de grands bruits sourds de pierres lourdes, sur tes parois, sur tes parois. Tes murs en pans. Tes murs, en pans, sont élévations anciennes, …
Read More →
Grièves tes blessures. Dites d’un mot qu’on ne dit plus, presque plus, comme on tait ses blessures mêmes, graves même, graves pour qui, pour toi? Grièves tes blessures. Rare et vieux oui ce mot de griève, n’en est resté que l’adverbe, grièvement, un dernier sursaut pourtant, dernier chant oui, ferait la douleur peut-être chanter, ou …
Read More →