Category Archives: Chroniques & échanges

Nicolas Rithi Dion_creuser le point

Tiphaine Samoyault suggère quelque part (« le Présent illimité », Littérature, no 125, mars 2002) que la pertinence de la critique du contemporain tient à la possibilité offerte d’observer la littérature en train de se faire. Alors que la critique des écritures passées court le risque d’appliquer sur des processus inachevés et vivants des modèles et des

L’aventure de l’Ouest

Pour signaler la remise en ligne du Dernier des Mahigan, interrompu temporairement pour causes bureaucratiques impénétrables, un petit retour sur l’aventure Vers l’Ouest. Je parle sciemment d’aventure, parce qu’il y a de l’imprévu dans la destinée de ce texte. Il faisait d’abord partie d’un ensemble plus vaste, intitulé Coulées, autant de traversées de territoires autobiographiques

Paysages de Bernard Émond

Des images, des paysages comme j’aimerais en trouver dans la littérature. Mais si c’est au cinéma qu’on les trouve, on ne va quand même pas s’en plaindre. L’important, c’est de faire image enfin de cela, et rien dans ce que je connais de littérature et de cinéma antérieurs ne l’avait encore fait. Du magnifique triptyque

Michel Brosseau | Fictions

tu lis ton nom sur l’écran de l’ordinateur, tu sais que non, pas de toi qu’il s’agit, et pourtant, quand tu repenses à cette lettre, reçue pas plus tard qu’hier, service des impôts, titre pompeux à n’en plus finir, centre national de recouvrement de la redevance audiovisuelle, t’annonçait bien ton achat d’un téléviseur, l’an dernier

Arnaud Maïsetti | Aubes

et c’est dans une seconde semblable à une autre, ni mieux préparée, ni moins abrupte que la précédente, ni plus rapide ni plus fermement appuyée qu’une autre, c’est dans une seconde noyée au milieu de toutes les autres et vite engloutie par toutes les autres, dans une seconde prolongée par toutes les autres de sorte

Note sur La Mancha

Qu’est-ce qui fait que pour nous, aujourd’hui, la saisie du mouvement devient si vitale? On ne réinvente pas le mouvement. Le train même à grande vitesse ne réinvente à proprement parler rien du tout. Mais notre rapport au réel dans le déplacement est autrement problématique que le miroir de Stendhal promené le long du chemin.