Condensé de la ville

Cube briqueté ramassé,  se retirant en lui-même et sous son propre poids s’arénant. C’est comme un trou noir. De ces masses opaques dont on ne voit ni n’entend le dedans – mais en détecte en négatif et le grave et le sourd et l’obscur. En léger décadrage de l’espace tout autour – juste enveloppé d’un horizon de blanc où la ville s’abîme. En se retirant aspire à soi mais ne rend rien. Entre l’avant où brille et l’après où meurt – une seule densité de temps. Voudrait-on dire le vide profond d’entre les murs qu’on n’y arriverait pas. C’est un condensé de la ville comme univers, qui en contient et le début et la fin. Cela gronde, cela aspire – une respiration, un arrêt. Depuis la langue quoi sinon faire bloc aussi? Texte sous l’image qu’on voudrait pareillement carré et même cubique. Les droites des lignes comme des solives et les bords comme des poutres. Et dans le recreusement des phrases, des profondeurs, des dimensions, des fonds. Jusqu’à ce que se recrée dans la tête ce ramassé de noir et de vide impossible à percer. Entre les phrases, des fenêtres placardées. Dire des combles où s’oublie le dire jusqu’au socle de cela déjà massé au-dessus, les fondations.

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