Pour signaler la remise en ligne du Dernier des Mahigan, interrompu temporairement pour causes bureaucratiques impénétrables, un petit retour sur l’aventure Vers l’Ouest.
Je parle sciemment d’aventure, parce qu’il y a de l’imprévu dans la destinée de ce texte.
Il faisait d’abord partie d’un ensemble plus vaste, intitulé Coulées, autant de traversées de territoires autobiographiques plus ou moins séparés, Plateaux, Outaouais, Bas du fleuve. Puis l’Ouest, et Montréal.
Mais pendant le retravail j’avais décidé d’écarter ces deux derniers textes, d’instinct, en sachant depuis le début que les trois premiers textes formaient un ensemble plus cohérent, un triptyque. J’avais à peine relu les deux derniers textes. Mais François Bon, à qui j’avais fait lire le triptyque, a voulu flairer les deux autres textes, dans leur brutalité même, par curiosité. Montréal n’était pas au point. Restait l’Ouest…
On est d’accord : Vers l’Ouest n’est pas de même eau, de même substance que le triptyque Coulées. Il a survécu à l’épreuve du premier jet, il a demandé beaucoup moins de retravail. Mais pour l’écrire, certainement que j’avais besoin d’abord de passer par les trois autres, les trois premiers, le triptyque.
Maintenant Vers l’Ouest va son chemin en solitaire, comme le récit qui le compose. Le texte décolle bien sur publie.net, on en est bien sûr très content.
J’en profite pour remercier François Bon, pour le travail d’accompagnement et d’édition dans l’aventure, et pour l’audace de propulser un texte-paragraphe de 70 pages sans se demander si c’est vendeur ou romanesque. Et ça marche, parce qu’à y bien regarder c’est un format approprié dans l’état et l’usage actuels des outils de lecture numérique. D’ailleurs j’aime vraiment beaucoup ce test de Xavier Cazin, Vers l’Ouest sur une seule page de 9,50 mètres de long – on est modestement loin des 36 mètres de Jack Kerouac, mais quand même, c’est l’esprit!
Je remercie aussi, et non moindrement, tous les blogueurs qui se sont appropriés Vers l’Ouest, en ont proposé des lectures, des extraits, des prolongements personnels. Quel besoin des médias dits traditionnels, quand les échanges sur plate-forme blog et sur réseau Facebook sont si stimulants?
Que les lecteurs derrière les blogs suivant se considèrent donc vivement remerciés :
Et que l’aventure continue!
j’attends “Montréal” alors.