carnets du Népal | 3.4

carnet #3, « chambres » | fragment 4


14 août 2013

Chambre encore. Pareille aux deux précédentes. Même dispositif, mais qui endigue un réel différent : dehors, ce n’est plus Katmandou, c’est Pokhara.

La nuit dernière, je n’ai presque pas dormi. Je savais la ville au-dehors, envasée dans la nuit. Jusqu’à la première détonation du jour, répercutée dans la vallée. À six heures, je me levais avec le bruit des premiers moteurs à explosion. À sept heures, je marchais dans les rues déjà grouillantes de Katmandou. À sept heures trente, le car où j’avais pris place démarrait, emportant sur les routes la rumeur-moteur de la ville.

À l’instant me parviennent les chants, les klaxons du nouvel an népalais. Rien pourtant n’annonçait la fête. La ville aujourd’hui traversée dans le plus grand calme. Les habitants, les femmes surtout, étaient charmants, souriants. Était-ce le nouvel an qui rendait les filles et les femmes si gaies ?

Je n’entends déjà plus les chants, les klaxons : ai-je rêvé ? Je suis si épuisé après cette nuit d’insomnie et cette journée de transport : il se pourrait que j’hallucine.

Désir de me rendormir enfin. Et écrire, si le mot est juste.


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publié par Mahigan Lepage
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dernière mise à jour le 19 février 2014
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